Les carnets du Lettré

Signac- De Delacroix au Néo-impressionnisme

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Les Carnets du Lettré : Signac

110 pages - 16 pages couleur

Editions Pythéas 2021

Les peintres néo-impressionnistes sont ceux qui ont instauré et, depuis 1886, développé la technique dite de la division en employant comme mode d'expression le mélange optique des tons et des teintes.
Ces peintres, respectueux des lois permanentes de l'art, le rythme, la mesure, le contraste, ont été amenés à cette technique par leur désir d'atteindre un maximum de luminosité, de coloration et d'harmonie, qu'il ne leur semble possible d'obtenir par aucun autre mode d'expression.

Ils ont, comme tous les novateurs, étonné et excité le public et la critique, qui leur ont reproché d'user d'une technique hétéroclite, sous laquelle disparaîtrait le talent qu'ils pourraient avoir.

Nous tenterons ici, non de défendre le mérite de ces peintres, mais de démontrer que leur méthode si décriée est traditionnelle et normale; qu'elle est entièrement pressentie et presque formulée par Eugène Delacroix, et quelle devait fatalement succéder à celle des, impressionnistes.



 

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Hokusai - Edmond de Goncourt

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Les sourimonos, les impressions moelleuses, où la couleur et le dessin semblent tendrement bus par la soie du papier japonais, et qui sont ces images à la tonalité si joliment adoucie, si artistement perdue, si délavée, de colorations pareilles aux nuages à peine teintés, que fait le barbotage d’un pinceau, chargé de couleur, dans l’eau d’un verre, ces images qui, par le soyeux du papier, la qualité des couleurs, le soin du tirage, et des rehauts d’or et d’argent, et encore par ce complément du gaufrage —obtenu, le croirait-on, par l’appuiement du coude nu de l’ouvrier sur le papier — ces images n’ayant rien de similaire dans la gravure d’aucun peuple de la terre, font une grande partie de l’oeuvre d’Hokousaï.

 

Les Carnets du Lettré : Hokusaï

62 pages - 16 pages couleur

Editions Pythéas 2020

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Turner - J.-H. Rosny Ainé

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« C'était dégel. Un sourd, universel bruissement, à croire que des peuples de petites bêtes sans nombre étaient là fouillant, mangeant, rampant aux branches, remuant le cœur abondant, renouvelé, palpitant de la Terre. Il jaillissait en filets des troncs noirs, pleuvait des branches, une débauche d'eau, un roulement interminable de molécules les unes sur les autres, le triomphe du liquide. Tout cela très jeune, enfantin. Là-bas, au fond, on ne sait quelle délicieuse aurore éperdue, une aurore paille pâle, par-dessus et entre les arbres, sur les arêtes à l'emporte-pièce des maisons, dans les légers entre-colonnements verts des cheminées. Toute la lumière, d'ailleurs inégale, fiévreusement jeune ; des reflets, des effets bizarres, tantôt tous mous, endormeurs, puis éveillés, vifs, éblouissants, — l'hésitation du renouveau. Tout à coup, de violents rubans de soleil qui s'allongent, tirent un accord strident des surfaces humides, puis se dérobent, se plient, disparaissent. Au firmament, dans la teinte schisteuse et bleue, de grands éclaboussements blancs, contrastant avec l'aube du fond du parc. Quelquefois le disque entier du soleil jaillissait là-bas, incendiant tout de ses rayons.

 

Les Carnets du Lettré : Turner

76 pages - 16 pages couleur

Editions Pythéas 2020

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