- Les Cahiers traversants -

Le geste esthétique

Les cahiers traversants n°1

Sous la direction de : Alain chareyre-Méjan, Franck Doriac, Clément Bodet, Salah Hmida, Mylène Duc

Editions pytheas 2017

Résumé : Le sentiment esthétique, avant de renvoyer à une théorie des arts, exprime la sensibilité - devenue plénière - à l’indistinction de l’existant et des apparences qui le manifestent. Il se confond, aussi bien, avec le bonheur d’être enfin au monde sans autre monde et il épuise, au fond, cette « révélation sans transcendance » dont parle Michel Deguy à propos du sentiment poétique en général. Cela signifie qu’avec lui, la présence des choses se met à leur tenir lieu de signification. Il s’ensuit que l’apparence devient une action et que le moindre geste enveloppe avec lui une (re)définition de l’art comme pouvoir singulier d’amener seulement " l’apparence à l’apparence" - (Agamben). Là, le geste n’est plus l’élément d’un « comportement ». Avant de faire quelque chose « de » ou « à », il porte le monde à la coïncidence avec son « exister ». S’il tient du « miracle » (Wittgenstein), c’est justement parce qu’il a pour nature de se confondre lui-même à chaque fois avec son actualité (le geste possible c’est le geste réel - comme, en art, pour Alain, l’œuvre à faire était l’œuvre faite)...

 

Les cahiers traversants n°1 - Le geste esthétique

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Le moment esthétique

Les cahiers traversants n°2

Sous la direction de : Alain chareyre-Méjan, Franck Doriac, Clément Bodet, Bernard Salignon et Bernard Lafargue

Editions pytheas 2019


        L’objet du sentiment esthétique,  en général  et s’il  y  a lieu , Roger  Caillois  l’appelle  « objet félon » ( Le fleuve Alphée ). Il n’y a rien de spécial dans les objets « félons » sinon  qu’il   s’agit  de « transfuges »,  d’objets  « entre parenthèses ». « Rien de surnaturel ne les habite : ils se refusent à tout culte et ne conseillent aucune piété ; Ils ne sont pas des symboles : ils ne signifient qu’eux-mêmes» (id). Où placer la parenthèse esthétique sinon dans un temps lui aussi « félon » ? Le temps félon de l’effet   esthétique  n’est   pas   un   espace de  « durée » mais une qualité de l’expérience. C’est en ce sens qu’on peut l’appeler « art », s’il est vrai que « l’affaire de l’art, c’est vivre dans le présent » ( Gertrude Stein ) …  
   Le temps « vertical » de l’instant bachelardien , le « cristal de temps » deleuzien , le moment « tragique »,  avec  sa  dimension de « révélation artistique », chez Clément Rosset, entre autres, donnent un fondement à l’opposition de l’interrogation proprement esthétique  et l’analyse historique des oeuvres par exemple, telle qu’elle découle en définitive de la définition moderne - d’obédience kantienne - du sentiment esthétique en tant qu’ épreuve de la résistance du Sensible à l’univers de la Représentation.
    


 

Les cahiers traversants n°2 - Le moment esthétique

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© 2019 Ludovic Iacovo - Editions Pythéas

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